5. Malvoyance de l’E-motion
Chez les personnes allistiques, les émotions sont référencées, ce qui permet d’en identifier une en la comparant à des repères internes – un peu comme disposer d’une liste d’émoticônes (sourire, colère, clin d’œil, etc.) dont chaque référence est automatiquement validée. En revanche, chez les personnes autistes, il n’existe pas ce mécanisme automatique de construction d’identité émotionnelle, rendant la lecture des émotions très difficile, voire impossible. Avec le temps, et à l’âge adulte, les personnes autistes finissent par saisir certaines nuances dans l’expression des émotions, même si leur gestion reste relativement lente pour atteindre une communication de haut niveau. Les émoticônes peuvent grandement contribuer à identifier les émotions chez autrui.