70 troubles primaires · Texte de julespeter dorval

45. Anxiété, angoisse

Manuscrit · pages 52–53

45. Anxiété, angoisse

Il existe des aspects très émotionnels dans l’angoisse. Bien que celle-ci soit de nature mécanique et liée aux neurosciences, son expression se manifeste dans le domaine des émotions. Dans les troubles anxieux, de nombreux éléments déclencheurs se combinent : des situations sociales inquiétantes qui activent la réaction, et la biochimie du corps s’engage pour produire diverses réactions protectrices.

L’AS est alors prêt à fuir, à se cacher, à crier, à élever la voix, à réagir physiquement, voire à frapper sur la table. Ces réactions conduisent à des dysfonctionnements sociaux handicapants.

L'anxiété constitue la conséquence chronique des angoisses et des traumatismes. Sur le plan biochimique, la production d'hormones induit un état d'hypervigilance.

Cet état touche non seulement l’AS, mais également ses parents, eux aussi traumatisés par une succession d'incidents jour et nuit. La production chronique d’adrénaline s’avère particulièrement destructrice pour le corps, entraînant un vieillissement accéléré. Ce climat d’hypervigilance nuit aux relations sociales, tant pour l’AS que pour ses parents.

La gestion de l’angoisse et de l’anxiété relève d’un véritable exercice psychothérapeutique, nécessitant un changement de comportement profond.

● Je ne suis en danger nulle part au monde.

● Je ne suis affecté que par mes propres pensées et sentiments.

● Je suis contrarié parce que je ressens quelque chose qui n’est pas là.

● Je pourrais ressentir la paix au lieu de cela.