70 troubles primaires · Texte de julespeter dorval

63. Troubles de l'hyperconcentration

Manuscrit · pages 65–66

63. Troubles de l'hyperconcentration

L’AS connaît l’extrême attention pour le détail, le travail et la création. C’est un don, mais également une prison sociale dans laquelle il/elle est enfermé(e) ; l'hyperconcentration permet de filtrer tout le superflu, mais exclut simultanément le contact social. L’énergie n’est pas toujours disponible. L’état peut durer jour et nuit quand c’est soutenu par la distribution d'ocytocine, on ressent une légère euphorie et notre concentration et notre force sont augmentées.

Quand il rentrait dans sa bulle de concentration, il était inaccessible, il n'entendait même pas son nom et ne voyait pas les incidents juste à côté de lui. “C'est pas juste, c'est pas cordial, c'est pas poli et c'est pas gentil”

(citation de la série Poldark), dit un proche qui se sent complètement exclu et maltraité. Ce n’est pas une situation rare, ça arrive régulièrement.

J’ai toujours porté une attention extrême aux détails, tant dans mon travail que dans mes créations. Ce don, précieux et singulier des AS, s’est révélé être aussi une sorte de prison sociale dont je me suis souvent senti enfermé. Mon hyperconcentration me permettait d’éliminer tout ce qui était superflu, mais simultanément, elle m’isolait du contact humain. Mon énergie n’était pas inépuisable ; cet état pouvait persister, jour et nuit, surtout lorsque la libération d’ocytocine m’envahissait, me procurant une légère euphorie et renforçant à la fois ma concentration et ma force.