Le rêve lucide, la conscience lucide savante, l’être lucide savant, ce qui est accessible pour l’AS
Le rêve lucide est le reflet de la nuit, tandis que la conscience lucide savante est celui de l’aurore. L’être lucide savant (« lucid being ») représente la manifestation de la conscience de l’âme éternelle.
La conscience lucide se manifeste par des réponses immédiates, sans temps de réflexion. La rapidité des réponses est surprenante, et la nature de cette communication est directe et instantanée.
L’état de transe du chamane se situe dans le domaine de l’inconscient collectif. L’information y est extraite et ramenée à la conscience, activant certaines capacités psychotiques telles qu’une force exceptionnelle, une résistance accrue à la douleur et une endurance décuplée. Les facultés d’autoguérison sont également stimulées, bien que leur efficacité dépende des capacités d’interprétation du chamane.
À l’inverse, la conscience lucide savante ouvre l’accès à une perception multidimensionnelle de haute intensité, tandis que le corps demeure passif. Selon les différents états de conscience modifiée, divers « clusters » physiques seraient activés.
Note : le plus grand danger pour l’humanité reste l’homme lui-même. C’est pourquoi il est essentiel de continuer à étudier le fonctionnement de la psyché humaine, comme le soulignait Jung. Nous connaissons encore trop peu les mécanismes de notre propre esprit. L’homme a enfermé sa conscience dans les limites de l’espace et du temps, alors même que nous savons qu’il possède des facultés de prévoyance, la capacité de percevoir au-delà de son champ de vision immédiat, et bien d’autres aptitudes extraordinaires, bien que rares et encore mal comprises.
Une idée issue de la thérapie comportementale :
je ne suis pas mon corps, je ne suis pas mes émotions, je ne suis pas mes pensées.
En neurosciences, de nombreuses expériences ont été menées sur l'observation de soi d'une manière détachée. Observer ses états émotionnels permet de réduire les réactions qu'ils engendrent, rendant ainsi la situation plus maîtrisable.
L'objectif n'est pas de devenir un robot, mais de se libérer de certaines émotions, pensées, sensations physiques ou addictions afin de ne pas en être l'esclave. Il s'agit de s'affranchir des réactions automatiques et obsessionnelles.
L’AS se caractérise par une approche naturellement détachée et désidentifiée, car tout est lié à l’individu et à son comportement dans une situation donnée. L'AS ne construit pas d'identité de manière conventionnelle, et les réactions émotionnelles ou comportementales sont souvent différées dans le temps.
Les centres de force des pensées et des influences
Les centres de force des pensées communes sont des champs électromagnétiques où les idées partagées sur des sujets spécifiques se regroupent et se renforcent avec le temps, notamment par la répétition. Ces centres stockent des pensées, des concepts, ainsi que des algorithmes mentaux – des schémas de pensée structurés qui fonctionnent comme des programmes pouvant être reproduits. Relativement stables, ils évoluent en véritables égrégores de groupe, formant ainsi des champs de force influents.
Des champs énergétiques
Ces centres sont étroitement liés à notre esprit, à notre héritage ancestral au niveau cellulaire et génétique, ainsi qu'à notre sang, qui possède une dimension électromagnétique. Ils perpétuent également les traditions et exercent une influence sur nos pensées, en résonance avec l’environnement dans lequel nous évoluons. Nos propres pensées et perspectives contribuent à nourrir et à maintenir ces champs énergétiques.
L’AS est particulièrement sensible aux influences des pensées communes, mais il les repousse grâce à son discernement et à sa quête d’autonomie. L’allistique, en revanche, est souvent façonnée par des pensées collectives portant sur des sujets tels que la politique, les événements sociaux, la santé, l’éducation ou encore les autorités.
Les centres de force émotionnels et le désir
Les émotions sont en perpétuel mouvement. Depuis longtemps, le marketing s’appuie sur la création incessante de nouvelles émotions pour susciter des pulsions et des envies.
Nous sommes constamment poussés ou attirés, mais l’attraction est le mécanisme le plus puissant. Elle exerce un magnétisme subtil qui influence notre inconscient. Prenons un exemple : "J’ai envie d’un Coca-Cola." Cette envie est partagée par des millions de personnes. Il suffit d’apercevoir le logo, la bouteille ou un verre rempli de bulles et de glaçons pour que le désir s’intensifie.
Lorsqu’une force nous pousse, nous en avons conscience. En revanche, l’influence des émotions peut s’infiltrer en nous sans que nous nous en rendions compte.
Les centres de force émotionnels génèrent des mouvements collectifs. Leur influence s’exerce à travers tous nos sens, nous amenant à partager nos émotions, nos désirs, nos peurs, nos joies. Nous réagissons ensemble face aux événements.
Un jeune AS va affiner son discernement et identifier une par une ses émotions, les nommer afin de ne plus en être esclave.
Ces centres émotionnels forment également des égrégores, des concentrations d’énergie pouvant être lourdes ou légères selon leur nature — qu’il s’agisse de beauté, de partage ou d’un événement marquant. En tant qu’êtres humains, nous alimentons ces centres par nos émotions, leur permettant ainsi de subsister. Toujours en quête de nouvelles sources d’énergie, ces centres émotionnels ont une durée de vie plus courte que les centres liés à la pensée. Cependant, ils interagissent souvent ensemble, s’activant mutuellement dans un processus
La conscience comme un outil
L’intuition, la perception inconsciente et la perception sensorielle, combinées à la conscience de l’âme, nécessitent une certaine maîtrise de la conscience pour instaurer un ordre dans le chaos. Une personne intuitive a tendance à perdre le contact avec la réalité, vagabondant entre différents mondes jusqu’à se retrouver confrontée brutalement à la réalité.
L’AS (une personne hautement sensible) possède une perception sensorielle affinée, enrichie d’une multitude d’informations supplémentaires en fonction de ses capacités d’hypersensibilité. Avec le temps, il ou elle apprend à naviguer dans ce monde en perpétuel mouvement.
Par ailleurs, les affects – ces états émotionnels enfouis – peuvent également influencer notre perception de la réalité.
Quelques notes de C. G. Jung sur les affects (réactions émotionnelles non contrôlables)
De nombreux dieux de l’Antiquité ne sont que l’incarnation d’affects ; pensez à Mars, Vénus, Éris, Éros, et bien d’autres. Les personnifications de cette nature abondent, comme l’a souligné C. G. Jung.
L’Antiquité utilisait l’expression « coup de foudre » pour évoquer les flèches du dieu Amour. De même, la colère était symbolisée par Éris, qui jetait la pomme de discorde parmi les hommes.
Il existe un quatrième groupe : les éclairs de pensée (intuition), qui peuvent être une irruption positive et libératrice de l’inconscient ou, au contraire, une manifestation négative et angoissante.
Lorsqu’une personne ressent quelque chose de profondément désagréable, elle évite généralement d’en parler. En société, il est de bon ton de ne pas s’épancher sur ses difficultés psychiques.
L’AS a un comportement plutôt stoïcien. Ne pas parler pour éviter la confusion. JP
Des mots sont des déclencheurs d'associations et d'affects, CG Jung. Les mots qui guérissent l'âme et créent la connexion avec le monde de l'âme. JP
Jung s’est intéressé aux thérapies utilisant les mots comme déclencheurs d’associations dans l’inconscient. Il a observé que certains mots, dissimulés dans des séries de termes, provoquaient des réactions émotionnelles et révélaient des états psychiques chez les patients.
En sélectionnant des groupes de mots spécifiques en fonction de leurs associations, il a mis en évidence des psychopathologies présentes au sein des familles. Ces découvertes ont renforcé ses théories sur l’inconscient collectif et familial. Il a ainsi constaté qu’environ 30 % des états mentaux au sein des familles étudiées présentaient un fonctionnement similaire. Soucieux de rester dans une approche scientifique, il a élaboré un système rigoureux permettant d’obtenir des résultats convaincants afin de découvrir les clés ouvrant les portes de l’inconscient et d’identifier les origines de la souffrance humaine.
En tant que chercheur sur le spectre autistique, j’ai constaté que de nombreux facteurs combinés pouvaient déclencher des réactions et révéler des états émotionnels chez l’AS.
Le thérapeute doit écouter avec son cœur, son intelligence, son intuition et sa bienveillance, puis soigner par les mots. Certains mots, propres à chaque individu, ont le pouvoir de guérir les blessures de l’âme et de la personnalité. Toutefois, cette approche n’est efficace que si le thérapeute est lui-même bien orienté, équilibré dans son âme et son esprit.
Assagioli (un médecin neuropsychiatre et pionnier de la psychchosynthèse italienne) propose une vision globale et dynamique de l’être humain. Son approche cherche à intégrer les quatre dimensions fondamentales de l’être : le corps, les émotions, le mental et l’âme.
De mon côté, mon objectif est d’harmoniser l'Esprit, l'Âme et le corps au sein de la conscience humaine.