Bien-être – intégration – harmonie
L’intégration consiste à rassembler des éléments de façon fonctionnelle afin de créer de l’harmonie dans notre vie. C’est un concept essentiel, tant dans nos interactions sociales que dans notre réflexion sur notre monde intérieur.
Qui est Daniel Siegel ?
Neuropsychiatre et chercheur, Daniel Siegel a commencé sa carrière en biochimie avant de consacrer ses soirées à une ligne d’écoute pour personnes suicidaires. Cette expérience lui a montré qu’une douleur et une isolation extrêmes peuvent pousser un individu à envisager de mettre fin à ses jours. Pour Siegel, ce point critique est l’exact opposé du bien-être. Il a compris que la manière dont nous régulons nos émotions peut constituer un véritable basculement entre la vie et la mort.
Intégration et biochimie
Dans une cellule, les enzymes orchestrent différents éléments pour maintenir l’équilibre nécessaire à la croissance, à la reproduction, au développement et l’adaptation. Ce même principe d’interactivité fonctionne dans nos relations humaines : lorsque nous respectons les différences de chacun, naissent la compassion, la vitalité et, finalement, un sentiment de bien-être. On peut comparer cette harmonie cellulaire au cours d’une rivière dont les deux rives évoluent en parallèle : sans intégration, le chaos s’installe (modèle bien connu en mathématiques).
Liens entre trauma et rigidité
En psychothérapie, le trauma se manifeste souvent par une rigidité psychique ou par un déluge d’images, d’émotions et de pensées désordonnées. De la même façon, dans les troubles bipolaires, l’alternance entre dépression et phase maniaque illustre une incapacité à réguler et à intégrer ces deux pôles. Selon le DSM-5, presque tous les troubles psychiatriques découlent d’une dynamique de chaos ou de rigidité.
Le rôle de l’intégration dans le bien-être
La question se pose alors : le bien-être résulte-t-il d’une intégration réussie, et les troubles mentaux d’une incapacité à intégrer, menant au chaos ou à la rigidité ? Les désordres psychiques, qu’ils soient d’origine génétique, liés à des toxines ou induits par des perturbations environnementales (sans trauma direct), comme la schizophrénie, le trouble bipolaire ou l’autisme, sont autant d’exemples d’aires cérébrales mal connectées.
Neuroplasticité et changement
La bonne nouvelle, c’est que la neuroplasticité démontre notre capacité à remodeler le cerveau tout au long de la vie. Nous pouvons ainsi créer consciemment des « courants » d’énergie et d’information là où nous portons notre attention.
En différenciant et en reliant, par exemple, les hémisphères droit et gauche, nous générons de l’énergie, de la créativité et de la vitalité.
Mindfulness et créativité
La pleine conscience est une forme d’intégration méditative qui nous ouvre au « mindsight », c’est-à-dire la vision intérieure. En cultivant cette pratique, nous renforçons les connexions neuronales et faisons émerger la créativité. Rappelez-vous ces moments où vous étiez figé, fermé ou en proie au chaos émotionnel : si, à ces instants, vous aviez introduit consciemment l’idée d’intégration, combien votre vie en aurait-elle été transformée ?
Vers une ouverture du cœur
Apprendre à apprendre, c’est aussi apprendre à intégrer les idées et à lever les barrières qui entravent l’ouverture d’esprit. Notre cœur, véritable centrale photonique, alimente le changement et suscite de nouveaux courants de pensée intégrative et d’inspiration créative. En dirigeant nos intentions bienveillantes vers un objectif positif, nous créons des canaux tangibles entre le cœur et le cerveau.
Conclusion
En adoptant l’intégration comme posture, vous mobilisez toute la science du cerveau et du bien-être au service de votre vitalité. Vous ne ferez pas que rendre votre existence plus dynamique : vous stimulerez aussi la compassion, la gentillesse et la créativité autour de vous. C’est là l’essence du travail de Daniel Siegel depuis quinze ans, enrichi ici par les apports de JP.
Dans les enseignements bouddhistes de Yongey Mingyur Rimpoche, on trouve une série d’exercices de méditation et de respiration particulièrement bénéfiques pour AS.
Ces exercices permettent d’équilibrer le cerveau au niveau de distribution des neurotransmetteurs et des glandes endocrines.
Ça concerne l'hypersensibilité, l'autisme, la dyslexie, la dyspraxie, le syndrome de Gilles de la Tourette, la bipolarité, le TDAH (trouble d’attention avec hyperactivité).